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Le cèdre et CEDREA

Petite histoire de l’arbre homonyme de notre acronyme...

Abstract:

C’est par un heureux hasard que l’acronyme de nos cahiers, initialement choisi pour sa facilité de lecture et sa prononciation agréable à l’oreille, se trouve être en consonance avec ce que symbolise ce grand conifère. Notre logo s’y est accordé et reprend de manière stylisée une rosette d’épines de cèdre.

Nous nous proposons donc ici de vous le présenter un peu plus en avant.

Ecologie

Le cèdre est une essence d’arbre adaptée à une grande diversité d’écosystèmes. Il supporte des conditions climatiques rigoureuses : le froid (jusqu’a -15°), la sécheresse (le cèdre fut présent jusque dans le Hoggar Algérien), la neige (ses rameaux flexibles la laissent tomber sur le sol)... Indifférent à la nature du sol, on le retrouve cependant le plus souvent sur les sols calcaires, profonds ou peu profonds (voire même superficiels). Il évite l’humidité stagnante en colonisant les terrains pentus. C’est, dans l’ensemble, un grand arbre dont certaines espèces peuvent atteindre parfois jusqu’a 50 m de haut (pour le cèdre déodar) et 12 m de circonférence. Ajoutons à cela sa prédilection pour l’altitude (à partir de 1000m jusqu’à des hauteurs de 3000m constatées en Himalaya occidental). Les épines de ce conifère caressent donc les nuages, mais il reste pour celà solidement amarré dans le sol [1].

Il s’agit aussi d’une espèce très longévive : le cèdre vit plusieurs siècles, en moyenne 1500 ans (mais il pourrait durer jusqu’à 3000 ans dans de bonnes conditions). Cette longévité est due à une croissance lente. Il possède de plus une grande faculté de régénération et de résilience, et résiste bien aux feux (d’où son utilisation grandissante pour le reboisement de certaines zones incendiées, comme en Languedoc-Roussillon ou en Provence par exemple).

Botanique

Le cèdre est un arbre à feuilles persistantes (leur durée de vie est de 3 à 4 ans). La couleur de ses aiguilles est gris-vert (parfois bleuté) chez le cèdre de l’Atlas, en passant par le vert foncé chez le cèdre du Liban et le vert clair chez le cèdre de l’Himalaya. Sur les rameaux courts les feuilles groupées en rosettes forment des touffes de 30 ou 40 épines rigides et pointues, longues de 15mm (cèdre de Chypre) de 20 à 30 mm (cèdres du Liban et de l’Atlas) et jusqu’a 6 cm (cèdre de l’Himalaya). Les rameaux longs portent des aiguilles isolées.

En automne, sur le même pied, apparaissent les inflorescences mâles et femelles sur les rameaux courts. L’apparition des conifères étant antérieure à celle des insectes dans l’histoire de l’évolution, la pollinisation est obligatoirement anémophile, ce qui signifie que le transport du pollen se fait par le vent. Entre la pollinisation et la fécondation, qui a lieu en automne, s’écoule environ un an et demi. Le fruit est un cône d’abord vert ou violacé puis brun, plus ou moins luisant (ce qui explique l’appellation conifère). Selon l’espèce la longueur des cônes varie de 5 cm à 12 cm. Arrivés à maturation entre la deuxième et la troisième année les cônes se désarticulent et chaque écaille libère deux graines à ailes membraneuses qui facilitent leur dispersion. Si le gel et l’humidité sont nécessaires à la désarticulation des cônes, la gelée est nuisible aux jeunes semis. La fructification du cèdre commence à 35 - 40 ans et devient abondante vers 60 ans.

Le cèdre et l’histoire des civilisations

Arbre sacré d’Orient (emblème du Liban), le cèdre a accompagné les êtres humains depuis le début de l’Histoire. Tout au long de l’antiquité, les civilisations utilisèrent en grande quantité le bois de Cèdre. Ce bois était choisi pour son parfum, pour son essence imputrescible éloignant aussi la vermine, la taille de ses fûts et sa facilité à être travaillé par la main de l’homme.

Souvent mentionné dans les textes anciens [2], le cèdre a joué un rôle important dans l’évolution et le maintien de la culture des êtres humains. Avec le recul que lui donne la hauteur de ses cimes millénaires et la proximité que lui a donné son rôle dans le cadre de l’évolution sociotechnique des sociétés, le cèdre est donc un témoin privilégié de leur évolution et des dynamiques qui les animent.

Notes:

[1] Son enracinement est pivotant, et ses racines obliques puissantes lui permettennt de s’ancrer fermement dans le sol même quand celui ci est rocheux

[2] On le retrouve dans des oeuvres comme l’épopée de Gilgamesh. Il est aussi abondamment cité dans la Bible, comme par exemple dans le premier livre des rois, ou encore dans le livre d’Isaïe (Is 41:19).

Bibliographie:

Cèdre, (2006, juin 1), Wikipédia, l’encyclopédie libre, page consultée à 08:10 GMT, le 7 juin 2006 à partir de http://fr.wikipedia.org/w/index.php ?title=C%C3%A8dre&oldid=7658845.

Le cèdre, une légende orientale,(2005), Planète non violence, page consultée à 08:10 GMT, le 7 juin 2006 à partir de http://www.planetenonviolence.org/Le-cedre,-une-legende-orientale,2005-10-23_a274.html