Derrière l’étiquette statique et négative de « jeunes de cités » sont assignées des personnes capables d’évoluer au gré des situations rencontrées… La possibilité d’exister hors de l’espace de résidence doit faire l’objet d’une vraie politique en direction de cette jeunesse en attente de perspective, dans la mesure où cette catégorie de la population juvénile, est reléguée dans un lieu palliatif au pays inexistant.
L’expérience montre que les politiques de requalification du secteur Curial – Cambrai, comme bien d’autres, ne suffisent pas à l’amélioration de la situation des « jeunes en panne sociale », dans ces secteurs urbains. Pour transformer la situation de cette population juvénile, améliorer le climat du quartier et prévenir les affrontements, nous devons être en mesure de faciliter, pour ces jeunes, les possibilités de sortie de la cité. Les « jeunes de cité » doivent pouvoir se réaliser autrement et échapper durablement aux reflets négatifs produits par un environnement social, qui les stigmatise et ne les intègre pas.
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